Papa entrepreneur : incarner l’engagement et penser à ce qui compte vraiment

L’entreprise de génie-conseil et de gestion de projets MSH, dont le siège social se situe à Dolbeau-Mistassini, a pris un essor considérable en toute discrétion, cet automne, en ouvrant son premier bureau à Québec, en plus de celui d’Alma. À l’occasion de la fête des Pères, j’ai eu le plaisir de mener une petite entrevue avec Marc-Olivier Hébert pour parler de ce succès et de sa réalité de papa entrepreneur.

Présentez-vous en quelques mots
Je m’appelle Marc-Olivier Hébert, je suis ingénieur et je me décris avant tout comme un entrepreneur. Les aspects de ma profession que j’aime le plus sont la résolution de problèmes et la gestion de projets. J’ai l’engagement communautaire à cœur, particulièrement l’accès égalitaire au sport chez les jeunes. Comme entrepreneur, je pense que j’ai une responsabilité envers mon milieu. Je participe activement dans de nombreux événements caritatifs et auprès de nombreux organismes, dont la Fondation du Centre Maria-Chapdelaine et la Maison Colombe-Veilleux.

Décrivez MSH en quelques mots
MSH offre des services professionnels d’ingénierie et de gestion de projets de toute envergure. Nos services sont centrés sur le respect, la rigueur et la disponibilité. Les clients sont toujours au centre de nos décisions. L’entreprise opère sur deux fronts; le volet service-conseil, c’est-à-dire tout ce qui relève de l’ingénierie pour les municipalités et les infrastructures civiles, et le volet planification et gestion des projets, de la conception aux services post-construction.

Quelle est votre vision à long terme?
J’espère que l’entreprise aura une notoriété assez durable pour qu’à long terme, elle attire une relève dynamique, aussi ancrée dans le milieu que nous.

Quand a commencé votre parcours entrepreneurial?
Je suis issu d’une famille très entrepreneuriale. Mon père, mes oncles et mon grand-père ont eu des entreprises. J’ai donc toujours eu ce type de parcours dans ma ligne de mire. Au Cégep, je faisais déjà partie du club d’entrepreneurs étudiants. Après mon baccalauréat en génie civil, j’ai travaillé auprès d’un entrepreneur en construction, j’ai accumulé de l’expérience, puis j’ai pivoté vers le lancement de ma propre entreprise avec mon associé.

D’où est venue l’idée de MSH?
L’entreprise est née en 2014. À l’époque, mon associé et moi avions décelé un grand besoin pour une entreprise à l’échelle humaine pour ce secteur dans la région. Dans les décennies précédentes, les grandes firmes de construction avaient fait l’acquisition de la plupart des petites entreprises. Après la Commission Charbonneau, la réputation de ces firmes était en chute libre. Développer une entreprise avec une approche de proximité, d’écoute et de disponibilité semblait une bonne façon de se démarquer dans ce contexte-là.
Qu’est-ce qui vous anime le plus dans l’entrepreneuriat?
C’est l’absence totale de monotonie. Dans l’entrepreneuriat, on vit des défis différents au quotidien. Il y a aussi le sentiment d’accomplissement quand on chapeaute un projet du début à la fin. C’est très concret : on voit l’évolution de notre milieu et on a la fierté d’y avoir contribué directement.

Quelle est votre plus grande source de motivation?
L’équipe de travail est une grande source de motivation pour moi. Nous sommes une vingtaine, dont cinq à six personnes sur les chantiers éloignés, selon les besoins. Ça permet de trouver le plaisir dans le travail accompli. C’est ensemble qu’on vit la fierté de faire avancer des projets. Tout le sentiment d’accomplissement repose là-dessus.

Comment percevez-vous le milieu entrepreneurial de la MRC?
C’est un milieu ultra dynamique pour notre secteur. Dans l’ensemble, c’est une communauté qui se mobilise comme nulle part ailleurs. Le milieu entrepreneurial d’ici s’engage à fond dans tous les projets, tous les festivals, toutes les levées de fonds. Les gens se rassemblent pour les causes qui leur tiennent à cœur.

Nommez-nous une réalisation dont vous êtes fier
La dernière phase de développement de Zoo sauvage de Saint-Félicien est une grande source de fierté. C’est un projet d’envergure, notamment pour les habitats des ours, qui posaient des défis particuliers. Cela englobait aussi le restaurant et la boutique de souvenirs. L’une de nos plus récentes réalisations, une usine de traitement d’eau minière à Fermont, me vient également à l’esprit. Ce sont de très beaux projets.

Qu’est-ce que l’achat local représente pour vous?
C’est avant tout une façon de s’assurer de la pérennité de l’offre de service à laquelle on a accès. Autrement dit, on garde les services qu’on encourage, donc on a ceux qu’on mérite. Quand on achète local, on reçoit un service hors pair. Ça n’est pas juste une question économique. Les entreprises d’ici ont vraiment leur clientèle et leur service à cœur. Toute la différence est là.

Parlez-nous de votre réalité comme papa entrepreneur
J’ai la chance d’avoir une famille présente et une conjointe extraordinaire. Dans les années de démarrage, surtout, avoir une personne conciliante dans sa vie pour le partage des responsabilités familiales, c’est un gage de succès. Comme papa et comme entrepreneur, il faut savoir distinguer les moments importants et établir des priorités claires dans les deux sphères. On a la chance de pouvoir choisir d’être présent. Je profite de chaque moment et de chaque activité avec mes enfants.

Pensez-vous que le fait d’être papa peut devenir un vecteur de réussite à la tête d’une entreprise?
Je ne vois que du positif dans la parentalité. Ça donne un sens à ce qu’on fait. Ça développe une sensibilité différente dans nos rapports à l’humain, aussi. Je pense que ça permet de mieux cerner les priorités, dans nos vies comme dans celles de nos collègues. Quand d’autres personnes vivent certaines situations, on se projette, on fait preuve de plus d’empathie. La valeur accordée à la vie familiale change. On apprend à mettre les choses en perspective, et à donner la priorité à ce qui compte vraiment.